mardi 5 mai 2026

Apories - Sabine Meier Exposition du 7 mai au 15 juin 2026


Sabine Meier est née en 1964. Elle vit et travaille au Havre.

Elle a étudié à l’École des beaux-arts de Paris, dans l’atelier de Christian Boltanski.

Elle a montré son travail dans différents lieux, en France et à l’étranger.

Ses photographies figurent dans plusieurs collections privées et publiques, dont le Fonds national d’art contemporain, le FRAC Haute-Normandie, le Goethe-Institut (Bordeaux), le MuMa (Le Havre), l’Artothèque (Caen).

 

En 2024, elle est lauréate de la bourse 50CC Air de Normandie (2024-2026).

Elle est représentée par la galerie Annie Gabrielli à Montpellier.

 

« La série photographique Les apories, met en scène des espaces invraisemblables et chaotiques, bien qu’apparaissant à l’image comme mathématiquement parfaits et cohérents, occupés par des humains ou des objets. Leur présence entre en conflit avec la logique apparente de l’espace représenté et en révèle l’aberration.

Pour la première fois dans mon travail, certains des volumes sont montrés conjointement aux photographies, en tant que sculptures. 

Cet ensemble d'images fait suite à une autre série, Les métamorphoses, mettant en scène l’artiste et son modèle, dans des espaces paradigmatiques construits dans l’atelier, altérant la perspective et la logique : la mise en scène d'un espace mental, qui serait celui de l’image. 

La photographie ne m’est jamais apparue comme un moyen très efficace de restituer le monde. La grande familiarité de l’image photographique avec la vue humaine occulte en partie la rupture infranchissable qui s’opère entre le surgissement du monde qui se présente à chaque seconde et la reconstitution de ce monde que nous tentons d‘élaborer par la photographie : il y a dans toute image photographique une intention, une pré-image, qui jamais ne disparait, et n'a rien à voir avec lui.

J’ai commencé la photographie par le constat de cet échec : celui de ne jamais rien obtenir d’autre que l’image du processus photographique lui-même, voire celle de notre propre regard. Cette faillite est devenue le sujet même de mon travail. » Sabine Meier.




 

dimanche 1 mars 2026

Documenter ou augmenter le réel , terminale spécialité arts plastiques - Lycée Anguier/ Eu - 13 mars/9 avril 2026

 



Documenter ou augmenter le réel - exposition des réalisations artistiques des élèves de spécialité arts plastiques du lycée Anguier/ Eu

Exposition du vendredi 13 mars au 9 avril 2026

 

Siham Amal, Louis Boinet, Jeanne Bonnet, Lila Brodier, Barbara Cianci, Nila Delmache, Candice Delsaux, Emilien Jacques, Noa Locquet, Maelys Mantelet, Léa Miellet, Capucine Mohamedi, Coraline Nimz, Eléa Prigent, Gautier Renaudeau d’Arc, Clara Selingue

Documenter ou augmenter le réel, thématique travaillée dans le cadre du programme limitatif de terminale spécialité arts plastiques questionne la place de la représentation du réel dans la création artistique ? Peut-elle être source d’inspiration, de questionnements sur l’évolution du monde, des sociétés ? Comment en notre temps où celui-ci est remis en question dans les réseaux sociaux jusqu’aux sphères politiques, peut-il être au cœur des préoccupations contemporaines, des élèves. Ces points de vue documentaires ou au contraire augmentés peuvent-ils amener à mettre en scène celui-ci, à en faire des métaphores de la condition humaine, à proposer des regards critiques sur les détournements qui peuvent en être faits.


Barbara Cianci

Siham Amal


Candice Delsaux


Clara Selingle

Maelys Mantelet

Lila Brodier

Coraline Nimz

Nila Delmache

Éléa Prigent


Capucine Mohamedi


Jeanne Bonnet de Vallevile

Louis Boinet



Noa Loquet

Gauthier Renaudeau d'Arc

Emilien Jacques

Emilien Jacques






mercredi 10 décembre 2025

Exposition Thomas Cartron - Exposition du 8 décembre 2025 au 15 février 2026


Thomas Cartron est un plasticien né en 1987 à Nantes, Après des études à l’école d’art de Rennes, il est venu s’installer à Rouen où il vit et travaille.

Plasticien, scénographe et commissaire d’exposition, il a créé avec le plasticien Sylvain Wavrant le collectif Nos années sauvages. Il a pris la direction en septembre de la Maison des arts/ artothèque de Grand Quevilly.

Il présente dans le cadre du dispositif De visu à L.A. Galerie, un ensemble d’œuvres qui questionne l’image, la représentation. À travers l’utilisation de techniques anciennes associées à la photographie argentique, il interroge notre capacité à interpréter une image et les liens que l’on peut tisser entre celle-ci et la connaissance du réel, entre récit mythologique et réalité. Comment une image peut, en la modifiant faire récit ?

Comme on pourra le voir dans l’exposition, le plasticien propose des œuvres qui questionne la thématique travaillée en spécialité arts plastiques « Documenter ou augmenter le réel ».

« Thomas Cartron développe un vocabulaire plastique, accompagnant chacune de ses photographies, chaque série, d’un geste, mis à l’œuvre lors de la prise de vue ou du développement. Des gestes associés à une série, même modeste, qui déplacent le corpus de ses œuvres au-delà de la seule prise de vues. Pour ce faire il utilise, le plus souvent, une technique empruntée à un archaïsme photographique, développe ses photographies sur des supports a priori peu adaptés, réalise des installations dans lesquelles des photographies — les siennes ou celles qu’il aura glanées — sont mises en scène, ou bien encore manipule objectifs et appareils avec des procédés bricolés qui sont à l’inverse des outils technologiques qu’il utilise. Manipulées, parfois troubles et parfois invisibles, les images que donne à voir Thomas Cartron semble, pour partie du moins, autour de la question de ce qui reste à la photographie lorsqu’elle disparait et de ce qu’elle ne montre pas lorsqu’elle est apparue. (…) » 

Extrait du texte d’Alexandre Mare pour le catalogue « à présent, à mitan, à l’obscur ». 

« Thomas Cartron pratique une photographie qui ne s’enivre pas de son apparent pouvoir de captation du monde. Une photographie qui se méfie d’elle-même et se refuse à ce travail de faussaire. Une bonne fois pour toutes, l’image de la chose n’a pas le pouvoir de la chose. Il s’agit alors de trouver les moyens techniques ou esthétiques de s’avouer photographie. (…) Et il nous semble que tout est nouveau et que chaque objet gagne un intérêt imprévu. Une carrière d’ardoise paraît être une terre lunaire. Un paysage lacustre prend une coloration d’apocalypse. Les statues de pierre semblent encore palpitantes d’une vie sous-jacente. La réalité matérielle y retrouve une texture mythologique. Roche, peau, ciel, acier. Nous voilà replongés dans un monde élémentaire. Par le pouvoir de l’illusion et de nos impressions, nous voilà redevenus des hommes antiques. Chimère. »

Extrait du texte « La vie des chimères » de Judith Ashby





















 

dimanche 19 octobre 2025

Exposition Christine Rebet - 17 octobre/ 5 décembre 2025


Cette exposition est associée à la 3e édition du Festival du Film d’Animation des Villes Soeurs dans le cadre d’un partenariat avec Pascal Neveux, directeur du Frac Picardie qui a proposé avec le directeur artistique, Emmanuel-Alain Raynal, pour L.A. Galerie de présenter le film d’animation The Fall Une œuvre qui traite du thème des marrons* de Jamaïque. Il sera accompagné de dessins qui ont été utilisés dans la réalisation du film et de tableaux. Le film a été réalisé en 2024 lors d’une résidence de création aux studios d’animation de Myu production en partenariat avec le Frac Picardie.

Christine Rebet

Née en 1971 à Lyon, Christine REBET vit et travaille à Paris.

Après avoir étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Venise (1991), l’artiste a suivi un cursus de licence à la Central Saint Martins College of Art à Londres en scénographie (1996), puis de master en Art à la Columbia University à New York (2011). Le travail de Christine REBET a fait l’objet d’expositions dans de nombreuses institutions internationales, dont le Musée d’ Art Contemporain de Lyon, Le Jeu de Paume, (Paris), la Fondation Cartier, (Paris), la Biennale de Santa Fe, (USA), La Biennale de Lofoten (Norvège), Bureau (New York), AlbumArte (Rome), Le Magasin (Grenoble), Shanghai Art Museum (Chine), Parasol Unit (Londres), MAC VAL (Vitry-sur-Seine), Scottsdale Museum of Contemporary Art, Sculpture Centre (Long Island City) et Moore Space (Miami), parmi d’ autres…

The Fall

Dans The Fall nous voyageons dans les dans les montagnes bleues de Jamaïque à travers les traditions orales et cérémonielles de l'une des plus anciennes colonies Marron, la communauté de la légendaire Queen Nanny". Proclamée héroïne nationale en 1976, Queen Nanny" est la figure emblématique de ce peuple qui combattit les soldats britanniques au XVIII ème siècle. La communauté de Moore Town vénère chaque année cette chef intrépide qui se réincarne à travers ses habitants lors de cérémonies performatives et musicales. Simone Harris, narratrice de The Fall et issue de la septième génération marron, revisite à travers la voix collective de ses ancêtres cet héritage, évoquant par des implorations magiques les prouesses spirituelles de ce peuple qui aura su résister en déployant des techniques de guérilla et de camouflage. L'oeuvre déplie ce cérémonial nocturne où l’éclipse enclenche la métamorphose invisible des opprimés en combattants, comme un remède animé qui active la résilience, la réaffirmation de soi, voire la puissance de forces féminines contre l’oppression coloniale patriarcale. Dans les montagnes bleues de Jamaïque, au sein Moore Town la plus ancienne communauté marron, nous assistons au rituel de la légendaire "Queen Nanny”. Parvenus à s’échapper des plantations, les communautés marrons ont bâti au début du XVIIIe siècle des sociétés autonomes en se dotant de techniques de combat et tactiques de camouflage redoutables. Queen Nanny, leur Chef suprême aux fonctions tout autant spirituelle que militaire, aura conduit leur lutte pour la liberté jusqu'à la victoire. Cette figure parmi les plus célébrés des Jamaïcains incarne le formidable potentiel des femmes de l'île, et son esprit demeure bien vivant. Par l’intermédiaire de médiums, elle viendrait contacter ses descendants et ses descendantes au cours de danses cérémonielles. Simone Harris, issue de la septième génération des Marrons Windwards, donne ici voix à ses ancêtres en reprenant le flambeau de la résistance dans un récit engagé qui nous conte son combat.




























 

Apories - Sabine Meier Exposition du 7 mai au 15 juin 2026

Sabine Meier est née en 1964. Elle vit et travaille au Havre. Elle a étudié à l’École des beaux-arts de Paris, dans l’atelier de Christian B...